Une grand-mère alsacienne révèle sa recette culte de beignets du carnaval, dorés, moelleux et croustillants

4.2/5 - (58 votes)

Il y a des recettes qui sentent tout de suite la fête. En Alsace, les beignets du carnaval font partie de ces petits trésors qu’on attend presque avec impatience. Dorés, moelleux, croustillants, ils ont ce goût simple qui réveille les souvenirs et donne envie de passer à table sans tarder.

Le charme des beignets de carnaval alsaciens

Quand le carnaval approche, la cuisine se remplit d’une odeur bien particulière. Celle de la pâte qui repose, puis de l’huile chaude, puis du sucre glace qui tombe comme une fine neige. C’est un vrai retour en enfance.

En Alsace, on prépare souvent ces beignets à l’ancienne, avec des gestes qui se transmettent de génération en génération. On parle de fasnachtkiechle ou de schankala selon les villages. La forme change un peu, mais l’esprit reste le même : du partage, de la gourmandise et un moment qui rassemble.

« Elles ne noircissent plus » : mon astuce toute simple pour garder vos bananes bien fraîches très longtemps
« Elles ne noircissent plus » : mon astuce toute simple pour garder vos bananes bien fraîches très longtemps

Vous achetez un beau régime de bananes le lundi, et le mercredi elles sont déjà toutes tachées. Frustrant, n’est-ce pas ? La bonne nouvelle, c’est qu’un geste très simple peut vraiment changer les choses et garder vos bananes plus fraîches plus longtemps.Pourquoi les bananes noircissent si viteLa banane est un... Lire la suite

42 votes· 32 commentaires·

Les ingrédients pour réussir des beignets dorés et moelleux

Cette recette est simple. C’est même ce qui la rend si belle. Avec peu d’ingrédients, vous obtenez des beignets généreux et bien gonflés.

Pour environ 20 beignets, prévoyez :

  • 500 g de farine
  • 3 œufs
  • 60 g de sucre
  • 80 g de beurre fondu
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • un peu de lait, selon la texture souhaitée
  • 1 à 2 cuillères à soupe d’eau-de-vie, facultatif
  • huile de friture
  • sucre glace pour la finition

Le petit secret, c’est l’équilibre. La pâte doit être souple, facile à travailler, mais pas trop collante. Si elle est trop sèche, ajoutez un peu de lait. Si elle paraît trop riche, gardez la main légère sur le liquide. C’est là que tout se joue.

💬

La recette traditionnelle pas à pas

Vous n’avez pas besoin d’être un expert pour réussir ces beignets. Il faut surtout prendre son temps et respecter le repos de la pâte. C’est souvent là que la magie commence.

Dans un grand saladier, mélangez la farine, le sucre, le sel et la levure chimique. Ajoutez les œufs, puis le beurre fondu. Mélangez doucement, puis versez un peu de lait si nécessaire. Si vous aimez les saveurs plus marquées, ajoutez l’eau-de-vie. Ce n’est pas obligatoire, mais cela donne un parfum discret et agréable.

Pétrissez jusqu’à obtenir une pâte homogène et souple. Formez une boule, couvrez-la avec un torchon propre, puis laissez reposer 30 minutes. Ce temps de pause est important. Il aide la pâte à se détendre et donne des beignets plus légers.

Ensuite, farinez légèrement votre plan de travail. Étalez la pâte sur environ 1 cm d’épaisseur. Découpez-la en losanges pour faire des fasnachtkiechle. Si vous préférez les schankala, façonnez de petits boudins ou de petites formes tordues, comme dans certaines familles alsaciennes.

Faites chauffer l’huile dans une grande casserole ou une friteuse. Elle doit être bien chaude, mais pas fumante. Plongez les beignets par petites fournées. Laissez-les dorer quelques minutes de chaque côté. Ils doivent prendre une belle couleur blonde et rester bien moelleux à l’intérieur.

Égouttez-les sur du papier absorbant, puis saupoudrez généreusement de sucre glace. Servez-les tièdes, c’est là qu’ils sont les meilleurs. Le contraste entre le croustillant extérieur et le cœur tendre est tout simplement irrésistible.

C’est le plat que je fais quand je n’ai envie de rien préparer : œufs cocotte tomate-fromage en 12 min
C’est le plat que je fais quand je n’ai envie de rien préparer : œufs cocotte tomate-fromage en 12 min

Il y a des soirs où l’on n’a pas envie de cuisiner. Pas de réfléchir, pas de couper dix légumes, pas de salir toute la cuisine. Et pourtant, on veut quand même quelque chose de chaud, de bon, de rassurant. Ces œufs cocotte tomate-fromage sont exactement faits pour ça.Le plus... Lire la suite

185 votes· 27 commentaires·

Les gestes qui font vraiment la différence

Une bonne pâte ne suffit pas toujours. Il y a aussi de petits détails qui changent tout. Par exemple, ne travaillez pas trop la pâte. Sinon, elle devient plus ferme et les beignets perdent un peu de leur moelleux.

Autre point important : la température de l’huile. Si elle est trop froide, les beignets boivent trop de gras. Si elle est trop chaude, ils brunissent trop vite. L’idéal, c’est une cuisson régulière et douce. Vous verrez, cela se sent vite au premier essai.

Comment savoir si l’huile est prête

Vous pouvez tester avec un petit morceau de pâte. S’il remonte doucement à la surface en faisant de petites bulles, l’huile est prête. C’est simple et fiable.

Évitez aussi de mettre trop de beignets en même temps. Ils ont besoin d’espace pour bien gonfler et cuire de manière uniforme. Un peu de patience ici, et le résultat est bien meilleur.

Une tradition qui réchauffe les maisons

Ces beignets ne sont pas seulement un dessert. Ils racontent une manière de vivre. Dans beaucoup de familles alsaciennes, on les prépare encore ensemble. Chacun a son rôle. L’un mélange, l’autre étale, un autre surveille la cuisson. Et tout le monde attend le premier beignet, celui qui disparaît presque trop vite.

Il existe aussi une petite règle pleine de bon sens, transmise dans certaines maisons : ne croquez pas le beignet tout juste sorti de l’huile. C’est tentant, bien sûr. Mais il est souvent trop chaud à l’intérieur. Mieux vaut patienter un peu. La récompense n’en sera que meilleure.

Avec une soupe de légumes, comme autrefois dans les familles nombreuses, ces beignets prenaient place dans un repas simple et chaleureux. Ils annonçaient la fin de l’hiver, les jours qui rallongent, et cette envie de fête qu’on ressent dès les premiers carnavals.

Pourquoi cette recette plaît encore autant aujourd’hui

Parce qu’elle est vraie. Parce qu’elle ne cherche pas à impressionner. Elle rassemble avec peu d’ingrédients et beaucoup de cœur. Dans un monde où tout va vite, ces beignets rappellent qu’un bon moment se construit parfois avec de la farine, un peu de repos et une cuisson bien surveillée.

Si vous cherchez une recette simple pour faire plaisir autour de vous, celle-ci est un excellent choix. Elle convient aux goûters d’hiver, aux dimanches en famille, ou à ces journées où l’on a juste besoin d’un peu de douceur. Et franchement, un beignet bien doré, encore tiède, ça change tout.

Un petit plaisir à refaire chaque année

La force de cette recette, c’est qu’elle devient vite une habitude. Une fois goûtée, on a envie de la refaire. On ajuste un peu le sucre, on choisit sa forme préférée, on surveille mieux la friture. Et peu à peu, votre propre version prend racine.

Peut-être est-ce cela, le vrai secret des beignets du carnaval alsaciens : une recette simple, oui, mais surtout une mémoire vivante. Une recette qui se transmet avec les mains, avec les mots, et avec ce petit sourire qui apparaît quand la cuisine sent enfin le carnaval.

Christophe Fontaine
Christophe Fontaine

Formé en cuisine à Marseille puis ancien chef de partie au Bistrot Paul Bert à Paris. Je travaille la gastronomie française contemporaine avec un œil sur le voyage et la table du quotidien. J’écris ici comme je cuisine : précis et concret.

Articles: 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *